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[Mauvais voisinage : L'armée remplace le Bacc]
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28 Avr. 2002
Des élèves Camerounais ont été enrôlés de force dans l'armée Tchadienne + Selon toute vraisemblance, c'est pour pallier le manque d'effectifs causé par la mort des militaires engagés dans les différents conflits, tant internes qu'internationaux, que les forces armées tchadiennes auraient entrepris des rafles pour pourvoir l'armée en hommes de troupe.
Et c'est sous le prétexte de la lutte contre le banditisme que les forces de l'ordre s'attaquent systématiquement à tout jeune valide. Cette pratique qu'on croyait viser uniquement les Tchadiens s'est également étendue aux étrangers, et notamment aux Camerounais.
Ainsi, le 23 mars dernier, le fils du secrétaire général de l'ambassade du Cameroun au Japon, Lamy D. Pierre, élève en classe de Terminale F3 au lycée technique de Maroua, parti constituer ses dossiers de baccalauréat à Ndjamena, s'est fait arrêter par les gendarmes et envoyer en compagnie de Tchadiens dans un centre d'instruction militaire à Tourba. Localité située à environ 90 km de la capitale tchadienne et à 45 km du Lac Tchad. Selon la lettre adressée à l'ambassade du Tchad, le Camerounais aurait retrouvé sur place un autre compatriote, ressortissant de Kousseri, mais aussi un Congolais de la Rdc. Ce dernier sera heureusement libéré plus tard sous la pression des siens, tous réfugiés au Tchad et qui avaient pris d'assaut la cathédrale de Ndjamena avec en prime une grève de la faim. C'est d'ailleurs grâce à cet ami de fortune que le Camerounais a pu adresser sa lettre aux autorités consulaires du Cameroun au Tchad.
Aux dernières nouvelles, le consul qui a saisi le ministre tchadien des Affaires étrangères, fait des navettes entre la gendarmerie et la justice qui se rejettent la responsabilité de ces actes. Le diplomate camerounais que nous avons rencontré, reste décidé de faire la lumière sur cette affaire, pour ne plus subir les erreurs du passé. Car M. Youwan a été tourné en bourrique dans une affaire analogue qui remonte à deux ans. A l'époque, Oumar Moumounn, élève au lycée de Kousseri, n'a pas eu de chance d'être soutenu. Incarcéré le 6 novembre 2000 à Ndjamena, Oumar sera enrôlé dans les forces de l'armée tchadienne et envoyé, selon les dernières nouvelles reçues auprès se son tuteur Farikou, à Tanoa, considéré comme le bourbier de l'armée tchadienne.
Saisie de l'affaire, l'ambassade du Cameroun avait notifié aux autorités tchadiennes sa préoccupation. Après avoir reconnu avoir détenu Oumar, les autorités tchadiennes avaient promis de le ramener dans les plus brefs délais. Seulement, jusqu'aujourd'hui et ce malgré l'intervention du ministère camerounais des Relations extérieures, aucune suite n'a été donnée à " l'affaire Oumar ". et voilà que survient " l'affaire Lamy Pierre ". Mais jusqu'à quand cette situation de frustration va t-elle durer ?
Source: ABDELNASSER GARBOA,A Ndjamena
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