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[Pédophilie : Barbarie au Collège Libermann Le récit de l'agression sexuelle et des pratiques magico-religieuses]
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02 Avr. 2002
Des parents d'une camarade de classe de notre fille ont appelé mon mari, pour lui dire que leur fille n'arrêtait pas de pleurer en racontant que son amie a subit des sauvages abus sexuels, et ils voulaient nous rencontrer pour en discuter, dans la mesure où les responsables de l'établissement ont prescrit , en menaçant, de ne pas ébruiter l'affaire,
a déclaré Mme A.M.W., la mère d'une fillette de 11 ans, en classe de 6éme 1, au collège Libermann, victime d'une nauséeuse agression sexuelle le vendredi 8 février 2002, de la part du sacristain de l'établissement, Sohé Wabo Pierre, né le 12 août 1959 à Dshang, et recruté cinq ans plus tôt pour s'occuper des cérémonies religieuses du prestigieux collège catholique. Agression sexuelle accompagnée de pratiques magico-religieuses.
Profitant de l'absence du Professeur de mathématiques, M. Sohé Wabo débouche donc, ce vendredi 8 février, dans la classe de 6éme 1, autour de 11h, et demande à la petite de la suivre dans son bureau, sis à la chapelle de l'établissement, afin d'essayer la tunique de messe destinée aux enfants de chœur. Le lundi précédent déjà , le sacristain l'avait sollicitée pour la même tâche, et elle n'avait eu qu'à enfiler la Laube dans une autre pièce et reparti, sans plus. Après avoir fermé la porte de son bureau de l'extérieur, il a également fermé la porte de la chapelle et a regagné son bureau par la porte de derrière. Après avoir revêtu une soutane blanche, il a enduit ses mains d'huile et s'est mis à pratiquer des attouchements au niveau des cuisses, sous prétexte de prendre des mesures. " j'ai d'abord été étonnée, et puis par respect de l'autorité religieuse, j'ai obéi ", révèle l'audition du témoignage de la fille.
Le père spirituel adjoint de Libermann se saisit alors d'une corde blanche d'environ 3 cm de circonférence dont il enfonce le bout noué dans le sexe de l'enfant une fois, puis une deuxième fois, Devant les cris de la jeune fille, il lui demande de s'asseoir sur la table et de bien écarter les jambes pour ne plus ressentir la douleur. Il se saisit d'une règle plate pour mesurer la corde. Puis, entreprend d'ouvrir la fermeture de sa robe et se met à toucher et demande à l'enfant d'ôter ses vêtements. Après l'avoir immobilisée, le bourreau enduit ensuite la corde de son huile et l'enfonce de nouveau dans le sexe. La fille crie, se débat et réussit à se mettre à distance. Le sacristain lui offre des biscuits et des bonbons, en lui disant que la prochaine fois, il la vêtira d'une soutane rouge pour qu'elle n'ait pas mal et lui enjoint de n'en parler à personne. Au retour des classes le soir, la fille a foncé se coucher. Interrogée par ses parents, elle dira qu'elle souffre de douleurs au ventre.
Mais devant la pâleur de son état au sortir des bureaux du sacristain, trois de ses camarade l'ont pressé de questions et ont pu découvrir le pot aux roses. Elles ont aussitôt saisi le surveillant général des 6émes-5éme, à qui elles ont rapporté les faits. Celui-ci leur a demandé de n'en parler à personne, le temps qu'il saisisse la hiérarchie. Quand les parents viennent porter l'affaire au directeur du collège, le lundi suivant, ils sont informés que les parents de deux élèves de 5ème se sont plaints de même faits. Suspendu entre-temps de ses fonctions après retrait des clés de la chapelle et de son bureau, le sacristain sera cueilli le vendredi 15 février à 5h 17, à l'entrée de la paroisse St Paul de Nylon. Tout en niant les faits, il reconnaît avoir procédé à des attouchements, sans aboutir à des relations sexuelles. Il a été déferré devant le procureur de la République le 20 février, avant d'être écroué à la prison centrale de Douala.
Source: TONGO Etonde. - MUTATIONS - 27/03/2002
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