01 Nov. 2005
La rentrée académique pour les étudiants de première année a eu lieu hier, 31 octobre Déjà , des frustrations...
L’ambiance qui a accueilli les nouveaux étudiants de l’université de Yaoundé 2 hier, 31 octobre a été sans doute des plus frustrantes pour ces derniers. A la faculté de Sciences juridiques, le premier cours d’introduction en droit a débuté très tôt le matin. A l’amphi 700 où il se déroulait, c’était le plein d’œuf. Certains étudiants retardataires ont été contraints de suivre le cours hors de la salle. L’amphi 500, lui, a accueilli le premier cours de statistiques, pour les étudiants en Sciences économiques et de gestion. Pourtant, la liste des étudiants de cette faculté n’est pas encore disponible. Ici, l’ambiance n’est pas différente de celle constatée plus haut. La majorité des étudiants, pas encore adaptée à ces conditions, ne cachaient pas leur déception. “ Je me demande bien jusqu’à quand je serai obligé de suivre les cours debout ”, lance l’un d’entre eux.
C’est que, l’université de Soa présente cette année encore un manque criard d’amphis et de places assises. Une carence déjà observée alors que les pré – inscriptions ne sont pas encore à leur terme. Hier, jour de rentrée académique, la fatigue se lisait déjà sur les visages. Ayant imaginé les conséquences que pouvait avoir cette situation sur le rendement scolaire des étudiants débutants, les membres de l’association des étudiants de la faculté de sciences économiques et de gestion se sont entretenus avec ces nouveaux, encore appelés “ bleus ”. Un entretien qui a eu lieu juste après le premier cours, et a connu la participation massive des concernés. Il était question pour les membres de cette association, tous étudiants de niveaux supérieurs, de : “ présenter à nos cadets la conduite à tenir pour la réussite ”, explique l’un d’eux. Ils sont conscients que la réussite est le fruit d’une prise de conscience et du travail de chacun. Malgré le fait que les nouveaux étudiants étaient distraits pour la plupart, leurs aînés se sont évertués à expliquer aux uns et aux autres comment s’en sortir avec le programme scolaire, en leur présentant la documentation utile pour les études. Afin d’éviter que soit égaré plus tard le matériel de travail, c’était le lieu d’élire des personnes qui s’occuperont “ provisoirement de la garde et la protection du matériel didactique ”. Ceci en attendant que soient élus avant la fin du mois de novembre les délégués.
L’autre misère Ă laquelle devront s’habituer les nouveaux “ cop’s ” c’est la difficultĂ© de trouver un vĂ©hicule pour effectuer le trajet de YaoundĂ© - Soa. Avec cette rentrĂ©e, la gare de Soa Ă YaoundĂ© s’est enrichie de nouveaux vĂ©hicules. Mais le parc reste toujours insuffisant. A l’entrĂ©e de l’universitĂ© hier après les cours, on avait l’impression d’être dans un marchĂ©, et cette situation a durĂ© plusieurs heures. Les Ă©tudiants se sont regroupĂ©s pendant des heures sur place, Ă l’attente d’un car de transport. L’insuffisance des vĂ©hicules de transport d’étudiants oblige les uns et les autres Ă se battre pour trouver une place Ă bord de n’importe quelle voiture.Â
Par Laure Ngatsing
Le 01-11-2005 Le Messager